Mes poésies

Catherine, qui peut laisser passer d'horribles fautes... pardonnez s'il-vous-plaît, d'autant que jamais personne n'oserait les lui faire remarquer... quel dommage, vraiment, quel dommage !

LE FRUIT DE MON ENFANCE

         Après un long voyage et gorgée de soleil           
son parfum envahit l'étal du marché
séduite par ce fruit d'où fusent des merveilles
je retrouve, grâce à lui ma mémoire, mon passé,

et mes pieds se dérobent et je suis transportée
je retrouve mon père tenant ce fruit divin
l'épluchant du sommet vers le bas tout entier
pour mieux le dénuder en un seul tour de main

et moi qui me régale de cet instant d'amour
submergée de douceur, les souvenirs affluent
"pomme d'or" juteuse évoquant de beaux jours
j'ai douze ans tout à coup dans ce pays perdu.

Nous remontons alors le chemin des glycines,
bordé de villas blanches aux persiennes baissées,
un petit âne gris attelé qui lambine
fatigué de tracter s'arrête pour souffler.

et je revois papa et son rire et sa joie,     
et je revois mes frères et ma petite soeur,
être ensemble malgré tout nous transporte d'émoi, 
maman ouvre la marche et nous chantons en coeur.

Des linges volent aux fils, les petites soeurs prient,  
un vieux chat dérangé par nos voix trop bruyantes
détale et disparaît sous nos yeux sans un bruit
une jante de vélo... des gosses qui s'en contentent.   

Une femme voilée se sauve en nous voyant,
un marchand de zhabi...yè s'époumone pour vendre
tandis qu'un aiguiseur de couteau, en sifflant
convie les ménagères à venir sans attendre. 

Je reviens doucement et ma vie recommence,
mais quel joli voyage mes enfants c'est étrange,
et pour vous souvenir plus tard de votre enfance
il vous suffit peut-être de goûter une orange.

Catherine/Babou

Voici l'automne en Normandie !

Dans les vergers tout étourdis
d'un petit vent frileux mutin,
dégringolent les fruits mûris,
il pleut des pommes en Cotentin.

Grands et petits, tous s'activent
aux pieds des arbres bienfaiteurs,
en une gaieté collective,
gaulant, fouillant avec ardeur.

Sur cette terre humide et grasse
fruits et feuillages entremêlés,
sous un soleil novembre fugace
offrent leurs teintes endiablées.

Dans les chemins environnants
tapis dorés de feuilles mortes,
un fumet tiède et pénétrant
attise les sens de mille sortes.

Parfums de pommes, enivrants
raniment les palais engourdis
saison festive pour les gourmands
voici l'automne en Normandie !

Catherine/Babou

AUX ALENTOURS DU CIMETIERE

Lors d'une sortie automnale
aux alentours du cimetière
je défiais une énigme capitale
sur l'existence des sorcières

quand une vieille maigrelette
faisant tout un remue-ménage
dans un ballet de pirouettes
vint atterrir sans ambages

puis elle posa un pied à terre
vociféra des mots grotesques
j'étais à des années-lumière
de cette vision cauchemardesque

Dépenaillée, cheveux hirsutes
elle me vit, épouvantée
puis elle fit une culbute
et vint sous mon nez, ricaner

mais elle perdit son assurance
et se retrouva jambes en l'air
j'avais retrouvé ma confiance
en lui brandissant mon bréviaire

elle me toisa, dédaigneuse
de son balai tira les poils
cracha en une grimace affreuse
brailla très fort et mit les voiles

ce fut au sortir du village
aux alentours du cimetière
j'étais certaine malgré mon âge
d'avoir croisé une sorcière

Catherine/Babou

CES DEUX LA FONT LA PAIRE


Choupette, vieille, grasse, fait trois pas en avant
puis sur la pelouse se pose lourdement
déboule comme un grand fou le chien de la maison
qui jeune et effronté s'arrête en pleine action

pour venir gentiment lui frôler le museau
elle qui ronronnait maintenant fait gros dos
fâchée qu'on la dérange, elle se met à cracher
lui s'éloigne tristement, elle ne veut pas jouer

intrigué tout à coup par le vol d'un insecte
je le vois faire des bonds dignes d'une biquette
comme importunée par cette effervescence
Choupette se retire avec grande élégance

mais le soleil masqué par de sombres nuages
qu'un grand z transperce nous annonce l'orage
mes fauves courageux détalent et c'est très clair
qu'enfin, je le disais, ces deux-là font la paire

Catherine/Babou

JACHERES FLEURIES
 
Enrichis d'un espace aux senteurs enivrantes
harmonie de couleurs en mélange fleuri
de quoi émerveiller les grands et les petits
nos villages se parent de jachères odorantes

des couleurs chatoyantes ondulent au gré du vent
telle une mer parsemée en vagues de merveilles
elles sont un joyau à nulles autres pareilles
offrant chaque matin des bouffées de printemps

communales ou privées elles nous sont offertes
captivant l'intérêt pour la faune et la flore
chacun de nous ne peut qu'en demander encore
car gourmands, nous le sommes de cette découverte.

Catherine/Babou

L'INVITE

marchons ou randonnons chez moi un jour de pluie
dans les chasses embourbées de la belle Normandie
démarches chaloupées, pélerines alourdies
enfin nous progressons en file indienne, transis.

évitons les obstacles ou autres fatalités
rions de patiner les pieds mal assurés
sursautons d'une vache qui commence à beugler
et nous voilà par terre avec les fesses trempées

Apprécions ensemble de se réconforter
devant une galette dorée en cheminée
préparer pour demain sous un soleil d'été
l'itinéraire choisi d'une prochaine randonnée

Catherine/Babou

MON PAYS

Mon pays fantastique est celui des étangs
des bocages verdoyants et prairies enfermées
des marais en saison où toute l'eau s'étend
noyés par des légendes écrites à jamais

sentiers entremêlés à perte d'horizon
creusés de part et d'autre en de petits canaux
interrompus en calvaires repoussant les démons
rassurant les manants et par monts et par vaux

c'est cette terre-là où j'ai marché beaucoup
de chemins empierrés en chasses humides et sombres
envahis de bosquets absorbés par le houx
où mon coeur s'est gonflé d'un grand amour sans ombre

Catherine/Babou

MICKETTE

 Ton empreinte est scellée dans la maison du temps
où tu profitais gaiement des douceurs du printemps
Le bleu de tes yeux teinté de ciel d'été
cette année tous ensemble nous pouvons l'admirer
quelle chance aujourd'hui, nous profitons d'ici
c'est un peu grâce à toi... cet instant dans nos vies
Les anges, c'est certain, te tiennent par la main
il fallait du courage pour faire ce long chemin
Contemple-nous de là, Mickette ou Micheline
nous t'offrons nos sourires chère Dame-Cousine
La douce vie pour toi c'est là-haut qu'elle se passe
là tu n'y souffres plus et d'en bas on t'embrasse
tu as trouvé la paix dans un jardin fleuri
et on sait que ton rire résonne au Paradis
Avec Paul nous sommes là et nous voulons te dire
qu'ensemble nous contruisons de très beaux souvenirs

Catherine/Babou

UNE NUIT A SISTERON

le ciel ce soir d'été brille de mille feux
cet instant tiède encore où les cigales se taisent
les enfants nez en l'air se figent sous les cieux
un instant furtif dans une parenthèse

je les vois s'installer comme tout au bout d'un rêve
ils m'échappent ils s'éloignent ils se noient dans les cieux
dans le grand chariot mes deux petits s'élèvent
restant les pieds sur terre je les sens si heureux

Et puis ils me reviennent là dans la pinède
après ce court voyage de l'esprit qui s'envole
oh mais qu'il était doux ce petit intermède
retournons doucement surprendre quelques lucioles

Catherine/Babou

LA COURONNE BLANCHE

Sous la couronne grise et blanche
où l'olivier nous tend ses branches
c'est dans ce petit coin de France
que l'été sent bon la Provence
sous les soleils de tournesol
chantent les cigales en bémol
aux creux des gorges fraîches
nous goûterons les eaux du Buëch

Catherine/Babou

DELICE D'ETE

installés en terrasse au pied de la Durance
trépignant, réclamant avec grande impatience
il arrive sur la table ce parfum de provence
le voici le voilà le goût de nos vacances

et nous nous régalons de ce curieux ballon
un gros fruit vert très pale venant de cavaillon
lorsque chacun de nous a sa part de melon
on n'entend plus un bruit simplement : que c'est bon !

un bonheur ce dessert aux saveurs orangées
que l'instant n'y suffit l'on voudrait prolonger
mais il reste une part il faut la partager
car si vite engloutie on veut recommencer

fabuleux moment détente gourmandise
nous ne l'oublierons pas ce fameux cucumis
proposé au porto ou à l'impératrice
naturel avant tout, bon sang c'est un délice !

Catherine/Babou

Il y a beaucoup de poésie dans la nature, n'hésitez pas... partez à la découverte des fleurs photographiées le long de mes promenades.

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Commentaire (1)

1. biguy Le 13/11/2009 à 19:39

Lien vers le site web de biguy
c'est arrivé par "Katyfleurs"
Ton poème sur la Normandie est tout simplement somptueux on se voit pataugeant et cueillant les précieuses pommes pour les déguster tout l'hiver ou faire du Cidre mummm. A bientot bisous bisous
signé : Biguy (patchwork de ma vie)
http://biguy.vefblog.net
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Dernière mise à jour de cette page le 30/11/2009

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